Général Schmitz

La brochure

L’association pour la sauvegarde du patrimoine et de l’histoire de Guessling-Hémering a le plaisir de vous présenter le livre “Général SCHMITZ”. Cet ouvrage relate l’histoire d’un ancien militaire, né dans notre notre village.

Nicolas SCHMITZ est né en 1768 à Hémering. Il s’est illustré dans de nombreuses campagnes napoléoniennes. 

Vous trouverez ci-dessous de nombreux éléments issus de cette brochure.

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Qui êtes-vous général?

Je suis né le 11 avril 1768 à Hemering,

Fils légitime de Jean SCHMITT, manoeuvre né à Momerstroff vers 1733, décédé le 12 mars 1808 à Hemering, lui même fils de Michel SCHMITT et de Anne SCHNEIDER de Momersroff.

Ma mère Anne Marie HOFF, née le 10 avril 1745 à Hemering , est décédée le 24 mai 1807 à Hemering. Issue d’une famille de 14 enfants, elle était la fille de Jean HOFF et de Marguerite POTE de Hemering.

Mes parents se sont mariés le 5 novembre 1765 dans la chapelle sis sur le cimetière de Guessling (cette dernière n’était pas considérée comme église car ne pouvait pas contenir plus de 450 personnes à l’époque). De cette union sont nés 15 enfants, huit garçons et sept filles. Mes parents, très éprouvés dans leur vie modeste, ont perdu plusieurs de leurs enfants à la naissance. Les conditions de vie étaient telles et tout allait si vite que, parfois, on n’avait même pas le temps de donner un nom au nouveau-né. Plus d’un a été baptisé en urgence par la sage femme présente car un enfant mort né et non baptisé ne pouvait pas être enterré sur le cimetière ce qui se rajoutait encore à la peine des parents.

La sage femme qui devait accoucher les enfants de notre famille était Anne-Marie Pote. Elle était la soeur de ma grand-mêre Marguerite Pote de Hemering, était née en 1721 et était l’épouse de Nicolas Strimpfler. La décision de soulager la misère de mes parents me fit m’engager dans l’armée à 18 ans comme beaucoup de jeunes de mon âge. 

Mais nous n’étions alors pas une famille d’exception: en effet, il ressort d’un rapport du curé adressé à l’évéché de Metz que les villages de Guessling et de Hémering avaient environ 450 habitants, dont 150 adultes, 119 enfants en dessous de cinq ans et 178 enfants au-dessus de cinq ans. Toutes ces familles vivaient dans les conditions difficilement imaginables. Je vous présente à présent mon certificat de naissance et de baptême signé par le curé de l’époque, Nicolas Lorschbach. Le certificat de naissance et de baptême d’origine se trouve sur micro-film dans les archives départementales de la Moselle à Metz.

Le nom de SCHMITT qui se transforme en SCHMITZ

Nous avons mis des années à chercher pourquoi le Général a changé son nom de famille, et malheureusement nous ne connaissons pas encore la réponse ! 

Nous ne pouvons pas certifier qui est à l’origine de la transformation du nom de famille : Nicolas lui même, à sa demande, ou l’armée par erreur d’écriture. C’est ici que se trouve le point le plus obscur de toute notre histoire.

Cependant, des documents de notre commune datés du 26 janvier 1816 et signés par le Maire de Guessling certifient, suite à une demande du ministère de la guerre, que le Général Schmitz était bien le fils de Jean Schmitz (les noms de famille étant clairement écrits avec tz et non avec tt).

Nous ne comprenons pas que les autorités de notre commune ont pu commettre une telle erreur, alors que le certificat de naissance et de baptême attestent bien le nom Schmitt, et que tous ces documents étaient à la disposition de l’état civil de Guessling.

Nous pouvons constater que, depuis des génération, la population de notre village a du mal à accepter le nom de « Schmitz ».

Nous constatons, par contre, qu’il n’était pas facile de déchiffrer ces actes de l’époque, les curés ne s’appliquant pas spécialement à rendre ces derniers bien lisibles, en estimant que les personnes présentes ne savaient ni lire ni écrire.

La reconstitution des familles de Guessling-Hémering de 1600 à 1901, faite par des hommes et femmes ayant beaucoup d’expérience pour déchiffrer des actes de naissances et baptêmes, n’a jamais permis de découvrir le nom de Schmitz dans les archives paroissiales de notre commune ni dans celles de l’état civil.

Le nom de famille Schmitt confirmé par des généalogistes, est probablement le nom qui a été transmis le plus souvent, parmi d’autres noms, de différentes façons comme se terminant avec un d ou dt, avec un t ou deux tt, mais dans les archives de notre commune jamais avec un tz (Schmitz).

On ne peut contester l’existence du certificat de naissance et de baptême de Nicolas Schmitt écrit par la main du curé de l’époque Nicolas Lorschbach.

Pourquoi Nicolas seul s’appellerait-il Schmitz alors que son père, son grand-père, ses frères et sœurs sont nés sous le nom de Schmitt ?

Certificat de mariage des parents de Nicolas

L’an mil sept cent soixante cinq, le cinq novembre après avoir fait les publications du futur mariage dans notre église, aussi bien que dans celle de Momerstroff, selon le certificat de monsieur le curé par trois dimanches consécutifs, sans opposition entre Jean SCHMITT, fils légitime du défunt Michel SCHMITT et Anne SCHNEIDER de Momerstroff, d’une part, et Anne Marie HOFF, fille légitime du défunt Jean HOFF et Marguerite Poté de Hemering d’autre part, et après avoir pris leurs consentements mutuels, nous avons fait les fiançailles, et leur avons donné le jour cy devant la bénédiction nuptiale en présence des témoins cy bas signé.

Remarques :

Pour les signatures, vous pouvez constater que les prénoms de l’époque étaient Johannes (pour Jean) Mathias et Jacob (pour Jacques).
En 1760, les citoyens de nos villages ne parlaient pas le français car la langue parlée dans notre région était alors l’allemand (ou le francique).

Nous n’avons nullement l’intention de faire un procès à notre Général parce qu’il a changé son nom de famille, il devait probablement avoir des raisons personnelles pour le faire mais nous ignorons les causes de ce changement. Des historiens nous confirment que d’autres généraux, après l’ère Napoléonienne, ont fait de même pour des raisons que nous ignorons.

Il semble que c’est après sa nomination comme général de brigade le 16 juin 1813 que Nicolas Schmitt ait changé l’écriture de son nom de famille car jusqu’à cette date il se présentait sous le nom de Nicolas SCHMITT. Il est donc entré dans l’histoire sous un nom différent de celui que portait son père comme le prouvent les documents suivants.

Confirmation de son engagement 18 ans

Lors de son engagement dans l’armée et avant de rejoindre le régiment des Bourgonnais le 15 juin 1786 il est inscrit dans la Série Y C 17 Infanterie 2 1786-an III et sous le Numéro de Matricule 1077, dans les archives du Ministère des Armées à VINCENNES.

D’après les renseignements inscrits il mesurait environ 5 pieds et 1 pouce (c’est à dire 169 cm environ).
Il est bien inscrit sous le nom de Nicolas SCHMITT fils de Jean SCHMITT et de Anne Marie HOFF de Hemering.
Ceci est la preuve qu’il ne s’est pas engagé sous le nom de SCHMITZ.

Certificat de Aldegonde Suzanne Margotty

La signature d’un parrain

  • En 1810 à l’âge de 42 ans il est Major et commande provisoirement le 2ème régiment de marche sous Napoléon Bonaparte en Espagne.
  • A la même époque, le 11 janvier 1810, il est parrain de Suzanne Aldegonde MARGOTTY fille du Colonel et Maire de Guessling.
  • Le certificat de baptême dit que le parrain est le Sieur Nicolas SCHMITT Major comme on peut le constater sur ce document:

Présentation du certificat de naissance de Suzanne Aldegonde MARGOTTY  Certificat de naissance et de baptême de Suzanne Aldegonde fille du colonel Jean Baptiste MARGOTTY ancien Maire de Guessling.
L’An mil huit cent dix le 11 janvier a une heure du matin est née Suzanne Aldegonde MARGOTTY fille légitime du Sieur Jean Baptiste MARGOTTY ex-Lieutenant Colonel et d’Aldegonde LOUVIAU de Guessling. Elle a été baptisée le même jour et a eu pour parrain le Sieu Nicolas SCHMITT Major et pour Marraine Suzanne Margotty tous de Guessling. Le parrain a été représenté par Christophe Brise, le père et le parrain ont signé avec moi, la marraine a déclaré ne savoir écrire de ce qui et a fait sa marque.

Le fameux régiment d'Illyrie

Le témoignage d’un de ses soldats Ce témoignage passionnant qui confirme d’ailleurs nos révélations précédentes est celui appartenant à l’histoire du fameux régiment d’Illyrie. Ce sont les mémoires d’un Sergent Slovène du nom de Andrej PAJK qui faisait partie de ce régiment et, parlant notre langue, vivait dans l’entourage de son commandant qu’il appelait « le commandant Nicolas SCHMIT ». Nous sommes très honorés de publier ce document en exclusivité car ces mémoires traduites du slovène par Monsieur Alain Jejcic ingénieur en physique nucléaire à Paris et gratifiées d’un label officiel ne sortiront qu’au 1er trimestre 2008 et remporteront certainement un grand succès compte tenu des circonstances qui font de la Slovénie la présidente de l’Union Européenne plaçant ainsi le témoignage du Sergent PAJK en porte-parole de la Slovénie européenne. Ces mémoires vont paraître aux éditions SMP (éditeur officiel de l’institut Napoléon).

Le fameux régiment d’Illyrie sous le commandement du Colonel Nicolas SCHMITT.

Le major Nicolas SCHMITT participa à la campagne d’Espagne jusqu’au 26 août 1810. Il est fort possible que c’est suite à son engagement dans cette campagne, dont il est fait mention dans une citation de l’armée, qu’il fut promu colonel du régiment d’Illyrie le 2 mars 1811. Ce même régiment d’infanterie a été créé le 15 novembre 1810, mais a été formé à Ljubljana le 11 janvier 1811 pour ensuite prendre garnison à Gorica. Peu de temps après la promulgation du décret impérial débuta la conscription en Istrie, en Croatie civile, ainsi qu’en Carniole. L’effectif prévu du régiment d’Illyrie était de 4000 hommes mais n’a atteint que 3000 hommes. Le tiers des officiers étaient français, les autres étaient belges et autrichiens. Il y eut un large contingent de jeunes slovènes ainsi que des officiers du même pays. Le Sergent Andrej PAJK nous rapporte que pendant deux mois, le colonel SCHMITT, en chef respecté de ses hommes mais également plein d’humour, leur faisait faire des exercices de maniement d’armes tous les jours. Finalement ce sont trois bataillons qui ont quitté leur base pour Turin, suivis d’un quatrième. C’est le jour de l’an que le régiment apprend sa destination future: la Russie. Ayant traversé les terres allemandes pendant 35 jours de marche, le régiment atteint sa destination première: Kovno en Pologne. Le colonel Schmitt chevauchait devant son régiment. Il était accompagné de sa jeune femme qu’il avait épousée le 26 février 1812. Seul le colonel avait ce privilège d’être accompagné par son épouse qui était restée à ses côtés jusqu’à la frontière russe mais, arrivé sur le bord du Niémen, il s’est vu, lui aussi, interdire cette faveur et sa femme dut repartir. C’est lors du rassemblement de plusieurs régiments, dont celui d’Illyrie, que Napoléon inspecta les troupes. D’après le témoignage du sergent PAJK, le colonel Schmitt était en avant de son régiment. Sur son cheval blanc, Napoléon, modestement vêtu, beaucoup moins bien habillé que notre colonel s’en approcha et lui demanda :

 – Quel régiment ? – Le régiment d’Illyrie, Sire, lui répondit le colonel.

Le sergent PAJK témoigne en écrivant dans ses mémoires:

j’était si près que j’ai pu le voir et l’entendre avec précision. J’ai bien vu son visage et ses yeux, encore maintenant, alors que je suis vieux et que la mémoire m’abandonne, je me souviens du regard perçant et du timbre de voix impératif qu’avait mon empereur français, l’homme devant lequel toute l’Europe tremblait.

Nous sommes au mois de juin, dès l’aube, réveillé par une musique tonitruante et fidèle à ses principes de militaire rigoureux, le colonel Schmitt entreprend de faire manoeuvrer son régiment tous les matins. Ses hommes doivent se mettre en tenue, prendre les armes et pendant deux heures se livrer à des exercices qui font transpirer la troupe à grosses gouttes. C’est le 20 juillet que l’ordre de marche arrive au régiment: couvrir l’avancement de la 10ème division du 3ème Corps d’Armée sous les ordres du maréchal Ney. Le régiment d’Illyrie subit d’énormes pertes lors de la bataille de la Moskova avant de pouvoir marcher sur Moscou avec le reste de la Grande Armée, le 14 septembre 1812.

Le passage de la Bérézina

Malgré sa blessure à la jambe droite reçue lors de la bataille de Krasnoé le 19 novembre 1812, le colonel Schmitt a vécu l’un des épisodes les plus éprouvants de sa vie de militaire avec le passage dramatique de la Bérézina entre le 26 et le 28 novembre 1812.

 

Deux jours après que le sergent PAJK ait réussi, avec une chance inouïe, à passer la Bérézina dans des conditions effroyables (là où des dizaines de milliers d’hommes de la Grande Armée de Napoléon sont morts dans des conditions atroces poursuivis par les russes), la Grande Armée de l’Empereur était en déroute complète. Finalement le sergent PAJK arriva à Borisovo et tomba sur le commandant et le lieutenant qui, dans la foule, essayaient d’avancer comme ils le pouvaient.

« Combien d’hommes avez-vous ? » demandait le commandant au lieutenant. Et ce dernier de lui répondre en hochant les épaules et en montrant la foule qui se bousculait.

Ici se termine pour nous la présentation de l’histoire et du témoignage du sergent slovène Andrej PAJK du fameux régiment d’Illyrie. L’histoire nous a relevé que pendant la bataille de la Moskova et de Krasnoé, le régiment d’Illyrie subit d’énormes pertes et aurait été dissous par Napoléon à la suite du drame de la Bérézina. D’après le témoignage du sergent, il est fort possible que le colonel Nicolas Schmitt n’avait pas changé son nom de famille de Schmitt en Schmitz lors de son mariage avec Marie-Adelaïde-Luce RIGAUDEAU JUBLIN le 26 février 1812. Seule la présentation du certificat de mariage du couple pourrait éventuellement en attester le contraire. Mais signalons également le courage de la jeune épouse de 22 ans d’accompagner le colonel pendant plus de 35 jours à travers l’Allemagne jusqu’en Pologne.

Schmidt baron d'Empire

Pour finalement terminer notre présentation des faits sur Nicolas, voici un récapitulatif ordonné des actes et témoignages confirmant la véritable écriture de son nom de famille:

  1. La présentation du certificat de naissance et de baptême d’origine de Nicolas Schmitt.
  2. La présentation du certificat de mariage des parents de Nicolas Schmitt.
  3. Le certificat de naissance de Suzanne Aldegonde MARGOTTY ( parrain NicolasSchmitt)
  4. Le témoignage du sergent slovène Andrej PAJK du régiment d’Illyrie en 1812.
  5. Nous trouvons le nom de Schmitt jusqu’en juin 1813 période de la Campagne d’Italie, où le 16 juin il est élevé au grade de Général de brigade à l’âge de 45 ans.
  6. Ainsi, le 18 novembre 1813 est né le premier fils du couple et d’après le certificat de naissance de la ville de Paris il est dit: « est né Achille Dominique enfant de Marie-Adelaïde-Luce RIGAUDEAU JUBLIN épouse du Sieur Nicolas SCHMITZ Général de brigade Membre de la Légion d’Honneur et chevalier de l’Empire de présent aux armées ».
  7. Il est dit que le Général est disponible le 15 juin 1814.
  8. Le 16 juin 1814 Nicolas est nommé baron de l’Empire. Dans le texte on lit : « Nous avons décrété et décrétons ce qui suit, le Général de brigade SCHMIDT est nommé baron en date du 15 mars 1814 » (Signé Napoléon).
  9. Un second texte confirme la nomination du général SCHMIDT au rang de baron d’Empire, et ceci pour extrait conforme du premier, le 21 août 1867, c’est à dire 53 ans après sa première nomination et 17 ans après son décès. Nous ne pouvons passer sous silence ces deux documents pour vous démontrer que des textes de ce genre n’auraient jamais du se faire et ne peuvent que jeter le trouble dans notre histoire.
  10. Le 18 juin Nicolas participe à la dernière bataille à Waterloo et le 17 septembre 1815 il rentre dans ses foyers.

A partir de cet instant Nicolas entre dans l’histoire sous le nom de « Général de brigade d’infanterie Nicolas Baron SCHMITZ ». Comme nous l’avons l’avons débutée, nous arrêtons là l’histoire de notre général sous son nom de naissance c’est-à-dire:

« Nicolas fils de Jean SCHMITT et de Anne Marie HOFF »

Confirmation de sa nomination de baron sous le nom de SCHMIDT

Ce second document représente une confirmation du premier qui dit que le « Général de brigade SCHMIDT est baron de l’Empire ». Pour extrait conforme ce 21 août 1867. C’est à dire une confirmation qui arrive exactement 53 ans après sa première nomination et 17 ans après son décès. Nous pouvons seulement rajouter que d’essayer d’analyser en profondeur ce serait vraiment aller trop loin et nous arrêterons l’histoire de notre général sous son nom de naissance c’est a dire « Nicolas fils de Jean SCHMITT et de Anne Marie HOFF du petit village de Hemering. 

Présentation des 4 fils de Nicolas

Achille-Dominique baron SCHMITZ Capitaine du Génie militaire Né le dix-huit novembre 1813 à Paris Achille Dominique était le fils aîné du général. Il n’a pas laissé d’enfants. Chevalier de la Légion d’Honneur Médaille de la guerre de Crimée Il est le premier officier tué à Sébastopol (Crimée) Il est décédé le six octobre 1854, à l’âge de 41 ans Son coeur a été placé dans le caveau familial à Pontoise.

Baron Eugène-Juste SCHMITZ Né le seize avril 1815 Il était le second fils du général, il n’a pas laissé d’enfants Ingénieur des mines résidant au Portugal Il est décédé le vingt-quatre mai 1896.

François-Xavier-Léon baron SCHMITZ Intendant militaire sous Napoléon III Né le dix novembre 1816 à Neuilly-sur-Marne Il était le troisième fils du général Nicolas baron SCHMITZ Il eut 7 enfants de son premier mariage et 4 enfants de son second mariage Il est décédé le cinq février 1890 à La Rochelle.

Baron Isidore-Pierre SCHMITZ Général de division sous Napoléon III Né le vingt et un juillet 1820 à Neuilly-sur-Marne. Il était le quatrième fils de Nicolas baron SCHMITZ. Il a eu 4 fils, tous militaires. Il est décédé le deux février 1892 à Paris.

Le général Schmitz et ses soldats

Illustration représentant des soldats que commandait le général de brigade Nicolas Schmitz lors de ses campagnes avec Napoléon 1er.

Arc de Triomphe

LE NOM DU GENERAL SCHMITZ INSCRIT SOUS L’ARC DE TRIOMPHE Le nom de la « Grande Armée » évoque à lui seul la prodigieuse épopée qui a conduit les soldats de Napoléon Bonaparte de Madrid à Moscou par les batailles d’Austerlitz, Iéna, Auerstedt, Eylau, Friedland, Somo-Sierra, Wagram, Moskova, Bérézina et enfin la terrible bataille de Waterloo. Une aventure exceptionnelle qui voyait la France tenir tête à toute l’Europe coalisée. C’est aussi des masses humaines enchevêtrées dans de terribles corps à corps, des feux de salves et d’explosions assourdissants et meurtriers, des blessés et des morts d’hommes et de chevaux par milliers. Loin de nous l’idée de vouloir réécrire l’histoire de l’aire napoléonienne, mais cette toile de fond est nécessaire pour présenter et comprendre les faits et les batailles auxquels a participé le général Nicolas baron SCHMITZ de Hémering aux côtés de l’Empereur Napoléon Bonaparte.

Inscription à l’Arc de Triomphe

(Armées des Pyrénées-orientales, des Pyrénées-occidentales, de l’Ouest, de Réserve, du Camp de Boulogne, Grande Armée)

L’Arc de Triomphe à Paris porte les inscriptions de 660 noms des héros des armées de la Première République et de l’Empire. Le nom du général SCHMITZ y est inscrit avec la liste des batailles auxquelles il a participé, sur le pilier ouest, côté Avenue de la Grande Armée et Avenue Kléber.

Titres et décorations

Membre de la Légion d’honneur Le 5 Novembre 1804

Chevalier de l’Empire Le 9 Mars 1810

Medaille Officier de l’Ordre Royal de la Légion d’honneur (1) le 3 Décembre 1813

Le Premier Consul Napoléon Bonaparte crée par décret le 19 mai 1802 l’ordre de la Légion d’honneur pour récompenser les actions civiles et militaires. Sous la Restauration, les grades prendront leur appellation définitive; chevalier, officier, commandeur, grand officier et grand-croix.

Medaille de Chevalier de la Couronne de Fer (2) le 15 Mars 1814

Cette croix fut créée par Napoléon pour ceux qui se distinguèrent lors de la construction du royaume d’Italie. L’ordre de la Couronne de Fer fut créé le 5 juin 1805 avec vingt dignitaires, cent commandeurs et cinq cents chevaliers. Sur le bas de la couronne de fer est inscrit en lettres d’or: “DIEU ME L’A DONNEE”. Dans le médaillon ovale on reconnaît le profil de l’Empereur. Le 15 Mars 1814, l’Empereur Napoléon déclare:

 « Nous avons décrété et décrétons, ce qui suit, que le Général de Brigade Schmitz est nommé Baron de l’Empire ».
 
Medaille de Chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis (3) le 20 Août 1814

On l’appelle également “l’ordre du mérite”. Elle représente une croix de malte blanche centrée à l’effigie de Saint-Louis, suspendue à un rubans rouge feu.

La croix de Commandeur de la Légion d’honneur (4) le 2 Août 1850

Elle se portait en cravate, fixée à un ruban autour du cou. Les quatre décorations ci-dessus ont été photographiées au Musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie à Paris.

Extrait de la carrière militaire

Nicolas SCHMITZ Né le 11 avril 1768 à Hemering Décédé le 8 janvier 1851 à Paris à l’âge de 82 ans

EXTRAIT DE SA CARRIERE MILITAIRE

(copie du Certificat de Services du Ministère de la Guerre en date du 20 février 1896)

18 ansSoldat au régiment de Bourbonnais (Infanterie N°13)le 25 juin 1786
21 ansCaporalle 27 février 1789
23 ansSergentle 15 septembre 1791
24 ansSergent-marjorle 29 juin 1792
25 ansAdjudant-sous-officierle 3 septembre 1793
26 ansPasse avec son grade à la 26ème demi-brigade d’infanterie de lignele 20 mai 1794
28 ansNommé Lieutenantle 1er septembre 1796
 Prisonnier de guerrele 8 décembre 1796
 Rentré en France et passé à la 108ème demi-brigade (devenu 108ème régiment d’infanterie de ligne)le 16 septembre 1797
32 ansAdjudant-majorle 22 mars 1800
33 ansRang de Capitainele 18 septembre 1801
38 ansChef de bataillonle 16 octobre 1806
41 ansMajor du 108ème régiment d’infanterie de lignele 8 juin 1809
 Major en pied du 32ème régiment d’infanterie de lignele 26 août 1809
42 ansCommandant provisoirement le 2ème régiment de marche en Espagnele 27 janvier 1810
 Rentré au 32ème régiment d’infanterie au licenciement du 2ème régiment de marchele 27 août 1810
43ansColonel du régiment d’Illyriele 2 mars 1811
45 ansGénéral de brigadeLe 16 juin 1813
 Employé au Corps d’observation de l’armée d’Italie Disponible le 15 juin 1814le 7 juillet 1813
47 ansCommandant une brigade de la 2ème Division d’infanterie du 1er Corps d’armée (Waterloo)le 6 avril 1815
 Rentré dans ses foyersle 17 septembre 1815
 Retraité par décision du 18 octobre 1815

La bataille d'Austerlitz

le 2 décembre 1805 Pour Napoléon Bonaparte, sacré Empereur depuis un an, la bataille d’Austerlitz marque non seulement l’apogée de son génie stratégique et tactique, mais affirme aussi son emprise sur l’Europe continentale. D’Austerlitz Napoléon disait: « La bataille d’Austerlitz est la plus belle de toutes celles que j’ai données… ». Les pertes: du côté français 1 500 hommes tués ou disparus et 6 500 blessés; du côté de l’opposant: 35 000 hommes tués, disparus ou blessés. C’est dans cette bataille que le capitaine et chef de bataillon Nicolas SCHMITZ s’est distingué en défendant le village de Sokolnitz attaqué par un corps de cavalerie ennemi. 

Citation:

« Il parvint, à la tête d’une compagnie de grenadiers, à arrêter tout un corps de cavalerie qui, après avoir forcé le premier bataillon du 108ème régiment, voulait entamer le deuxième se formant en avant en bataille au débouché du village de Sokolnitz. Ce corps de cavalerie, voyant la bonne contenance de la compagnie de grenadiers, se porta sur la gauche du deuxième bataillon, qui fut contraint de se retirer dans le village, ce qui obligea le capitaine Schmitz à faire sa retraite, qu’il effectua avec succès en passant dans l’intervalle de deux bataillons russes ».

La bataille de Iena et Auerstedt

le 14 octobre 1806 La bataille de Iéna, combinée à celle d’Auerstedt qui eut lieu le même jour, a permis à l’armée de Napoléon, avec seulement 27 000 hommes, de vaincre 56 000 soldats et marqua l’écrasement de l’armée prussienne. Celle-ci perdit au cours d’une seule journée 45 000 hommes et l’ensemble de son artillerie. Pendant que Napoléon gagnait la bataille de Iéna, à quelques dizaines de kilomètres de là, le maréchal DAVOUT remportait la bataille d’Auerstedt. Le capitaine Nicolas SCHMITZ se distingua lors de la bataille d’Auerstedt et fut nommé major et chef de bataillon le 16 octobre. Le colonel HUGONET du 108ème régiment ayant été tué et les chefs de bataillon mis hors de combat, le général de division FRIANT déféra le commandement à Nicolas SCHMITZ bien qu’il ne fut pas le plus ancien capitaine. Ayant reçu de M. le maréchal DAVOUT l’ordre de s’emparer d’une partie du bois qui couvrait la petite ville de Ekartzberg, Nicolas SCHMITZ ne dut son plein succès qu’aux plus vigoureux efforts. Le général de brigade LOCHET, dans son rapport du 15 octobre, s’exprime en ces termes:

Je dois ajouter, en faveur du capitaine SCHMTITZ, qu’il a surpassé en bravoure tout ce que le régiment à dit de lui”. Pour récompenser le 108ème régiment d’infanterie de ligne, l’Empereur ordonna qu’il entre le premier dans Berlin sous le commandement du capitaine SCHMITZ.

Le 27 octobre, la population de Berlin réserve un accueil triomphal à L’Empereur des Français.

La charge d'Eylau

Le 8 février 1807

La charge qui décida de la victoire d’Eylau et qui est souvent considérée comme la plus extraordinaire des batailles de l’Empire, a rassemblé pas moins de quatre-vingts escadrons. La bataille d’Eylau est considérée comme une des plus meurtrières des batailles Napoléoniennes; on l’appelle aussi « la boucherie d’Eylau ». La bataille a lieu le 8 février 1807 à l’Est du village d’Eylau dans une plaine marécageuse. Napoléon affronte alors les russes de front dans une tempête de neige. Un massacre se déroule dans le cimetière d’Eylau où 4 000 grenadiers russes sont anéantis dans une affreuse mêlée. Le maréchal NEY, sans l’intervention duquel, la bataille se serait soldée par une défaite, arrive sur les lieux pour engager le combat à 7 heures du soir. Finalement le territoire reste français au prix de 20 000 à 25 000 morts et blessés sur un engagement de 60 000 hommes au départ. Ce champ de bataille rassemble des milliers de cadavres hachés par les boulets et la mitraille, piétinés par de furieuses charges de cavalerie, mélangés aux corps de centaines de chevaux tués. Sur un espace d’une lieue carrée, on retrouve neuf à dix mille cadavres, quatre à cinq mille chevaux tués. L’Empereur restera huit jours sur place pour évacuer les morts et les blessés. Il refusera qu’un « Te Deum » soit chanté pour la victoire et écrira le 12 février: « Un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire ». Un témoignage rapporte que le spectacle tira des larmes aux yeux de l’Empereur qui faisait tous ses efforts pour empêcher que son cheval ne foulât aux pieds tant de restes humains. Il faut signaler que c’est pendant ces batailles que le capitaine Nicolas SCHMITZ, chef de bataillon d’un régiment d’Infanterie de ligne, participait aux combats et se couvrait de gloire. Il était à la tête d’une compagnie de voltigeurs, de deux compagnies de fusiliers et d’une compagnie de grenadiers.

La bataille de la Moskova

Le 7 septembre 1812

Voilà la bataille que vous avez tant désirée. Désormais, la victoire dépend de vous; elle nous est nécessaire.

Voici les paroles que Napoléon adresse à la Grande Armée à la veille du combat qui doit lui ouvrir la route de Moscou. 

Le 24 juin, l’Empereur rassemble la Grande Armée forte de plus de 600 000 hommes et 1000 canons. Il traverse le fleuve Niemen et entame son avance en territoire russe.
Après de durs combats contre la Garde russe pour prendre Borodino, il doit reculer sous les contre-attaques ennemies.
Vers 7 heures du matin, l’Empereur engage le Corps du maréchal NEY et une lutte féroce commence.
Après la bataille, les pertes du côté français sont énormes: 30 000 tués, blessés ou prisonniers, alors que les pertes ennemies sont de l’ordre de 44 000 tués ou blessés.
Le maréchal NEY surnommé « le Brave des braves » acquit le titre de prince de la Moskova grâce au rôle essentiel qu’il tint pendant cette bataille.
Ayant remporté la bataille au prix de nombreuses pertes, les Français peuvent franchir la Moskova et marcher sur Moscou.

Napoléon Bonaparte, à la tête de son armée, entre ainsi à Moscou le 14 septembre 1812. Le soir, d’immenses incendies, allumés par les russes, embrasent la capitale et détruisent les vivres qui manqueront cruellement à la Grande Armée.

La Grande Armée demeurera sur place jusqu’au 19 octobre quand Napoléon ordonne la retraite.
Après cette débandade suit le franchissement de la Bérézina du 26 au 29 novembre 1812, qui constitue l’épisode le plus dramatique de la retraite de Russie.
Ses lignes de communication étaient coupées, harcelées par les Cosaques, l’Empereur n’ayant pas assuré l’intendance pour son long périple, ne pensait pas que l’hiver arrivait si vite et espérait passer cette saison à Moscou.

Mais les Russes en décidèrent autrement et cette malencontreuse erreur coûta la vie à des dizaines de milliers d’hommes qui moururent de faim, de froid et de maladies dues à la malnutrition.
A cette époque, les médecins sauvent seulement 45% des blessés qu’ils soignent.

Le méréchal d’Empire Michel Neyné le 10 janvier 1769 à Sarrelouis. Il s’engage à 18 ans dans la grande armée de Sambre-et-Meuse, suit Napoléon dans les plus grandes batailles. Distinctions: Grand Croix de la Légion d’honneur, Duc d’Elchingen, Prince de la Moskova Il fut fusillé le 7 décembre 1815.

Le retrait de Russie de la grande Armée

Le colonel SCHMITZ fait partie du Corps d’observation de l’armée d’Italie de 1813 à 1814. Par décret Impérial il est élevé au grade de général de brigade le 16 Juin 1813. Pendant la campagne d’Italie, le général SCHMITZ se signale à nouveau par ses engagements téméraires. Le comte d’Anthouard, lieutenant général, pair de France, grand-croix de l’ordre royal de la Légion d’honneur, président du comité d’artillerie, certifie:

Il est à ma connaissance que M. le maréchal de camp SCHMITZ, officier de la Légion d’Honneur, chevalier de la couronne de Fer, s’est fait constamment remarquer par son courage et son sang-froid pendant les campagnes de 1813-1814 à l’armée commandée par le prince vice-roi d’Italie Eugène Napoléon, notamment aux affaires de Freistritz, sur la Drave, le 6 septembre 1813 où il a été blessé d’un coup de feu au-dessous du téton gauche, à la Resceuta, en Frioul, le 13 octobre 1813; le 8 février 1814, à la bataille du Mincio, en avant de Montoue, sur la route de Rover-Bella, M. Schmitz a eu son cheval tué sous lui d’un éclat d’obus.

Le 2 mars 1814, à la prise de Parme, il est entré le premier dans la ville à la tête du 9ème régiment d’infanterie de ligne, qui a fait déposer les armes à un régiment autrichien.

La bataille de Waterloo

le 18 juin 1815

Le comportement héroïque du général Nicolas baron SCHMITZ lors de la bataille de Waterloo en 1815

La bataille de Waterloo apparaît aujourd’hui comme l’une des plus grandes batailles de l’histoire européenne.
Pendant la journée du 18 Juin 1815 s’affrontent au Sud de Bruxelles, une armée Française de 124 000 hommes et 15 000 chevaux menés par l’Empereur Napoléon, et une armée de coalisés de 6 nations représentant 214 000 hommes.

Après huit heures de combats intenses, la bataille s’achève par la défaite des troupes françaises. 

Sur le champ de bataille, près de 60 000 hommes gisent sur le sol, tués ou blessés.

La deuxième division d’infanterie de l’armée du Nord participa à cette bataille: c’est le général de brigade SCHMITZ qui commandait, entre autres, le 13ème régiment d’infanterie légère avec trois bataillons et le 17ème régiment d’Infanterie de ligne avec également 2 bataillons.

La confiance que portait Napoléon au général SCHMITZ, en lui accordant le commandement d’une brigade de plusieurs milliers d’hommes à mener au combat contre un ennemi supérieur en nombre, montre la valeur militaire hors du commun de ce dernier.

La Haye Sainte

ATTAQUE DE LA FERME DE LA HAYE-SAINTE

Au cours de la bataille de Waterloo, le général SCHMITZ interviendra notamment lors de la prise de la ferme fortifiée de la Haye-Sainte. Cette ferme fortifiée située à un point stratégique était défendue par le 2ème bataillon de la King German Légion composé de soldats faisant partie de l’élite de Wellington. L’Empereur rappelé au maréchal Ney son objectif principal : la prise de la Haye-Sainte. Ney va « jeter » sur la ferme le 13ème régiment d’infanterie léger avec trois bataillons ainsi que le 17ème régiment d’infanterie de ligne (« La brigade SCHMITZ ») avec deux bataillons commandés par le général Schmitz lui-même. A la tête de ses soldats, il se rue avec rage vers les murs de la ferme où un corps à corps s’engage, les soldats saisissant à pleines mains les fusils braqués sur eux à travers les meurtrières. Le comportement du général Schmitz dans cette bataille est héroïque et il reçoit les éloges de son supérieur le comte d’ERLON:

Je soussigné comte d’Erlon, pair de France, lieutenant général, commandant le 1er corps d’armée à Waterloo, certifie que M. Schmitz, maréchal de camp, officier de la Légion d’Honneur, chevalier de la Couronne de Fer, commandait la 1ère brigade de la 2ème division du 1er corps pendant la campagne de 1815, qu’il s’est constamment fait remarquer par son courage et son sang-froid à la bataille de Waterloo, à la tête de sa brigade, et notamment dans la charge de cavalerie anglaise qui eut lieu sur la 3ème et 4ème division; qu’il repoussa cette cavalerie avec une perte très considérable. Je certifie, en outre, que le général Schmitz reçut l’ordre d’attaquer la Maison-Grénelée, dite la Haye-Sainte, située sur la grande route et au centre de la position de l’ennemi; qu’il s’en est emparé en surmontant les plus grandes difficultés, et qu’il eut plusieurs chevaux tués sous lui .

Signé, D. comte d’Erlon

La ville de Pontoise rend hommage

Notre général partit en retraite de 1815 à 1831 mais nous ignorons quelles furent ses activités pendant cette période. Par contre, de 1831 à 1841 il fut au service de la ville de Pontoise en fonction de général et chef de bataillon de la Garde Nationale jusqu’à l’âge de 73 ans.

Le général, qui est décédé le 8 janvier 1851 dans sa 83ème année, a été décoré de la croix de Commandeur de la Légion d’honneur le 5 juillet 1850, quelques mois avant son décès. Le 22 janvier 1851, sa veuve fait parvenir une lettre à la mairie de Pontoise demandant une concession pour le corps de son mari et s’engageant à participer aux frais.

Voici l’extrait du registre des délibérations du Conseil Municipal de la ville de Pontoise, séance du 24 mars 1851 sous la présidence de Monsieur Delaissement, maire de la ville:

Monsieur le Maire propose au Conseil, pour rendre hommage à la mémoire du brave et honorable général Schmitz, qui a commandé pendant longtemps la Garde Nationale de Pontoise, d’offrir à sa famille une concession perpétuelle gratuite au cimetière de la ville pour y servir de sépulture au général.*

REPONSE DU CONSEIL MUNICIPAL :

Le Conseil remerciant Monsieur le Maire de son initiative déclare à l’unanimité adopter sa proposition et voulant s’associer à lui, pour rendre honneur à la mémoire de Monsieur le général Schmitz et en cela accéder au désir manifesté par lui, que ses restes mortels vinssent reposer dans la ville de Pontoise qu’il avait habitée si longtemps, le charge d’offrir à sa famille une concession perpétuelle gratuite au cimetière de la ville, pour servir de sépulture au général.

Plut tard, dans une autre délibération, on peut lire :

M. le Président donne lecture d’une demande de M. Guéniot, tendant à ce que le nom du général baron Nicolas Schmitz, qui a été commandant de la Garde Nationale de Pontoise, soit donné à une voie publique de la Ville. Sur la proposition de M. Guillard, le Conseil attribue la dénomination de « rue du Général Schmitz » au chemin de Cergy qui fait suite à la rue Saint-Martin et conduit au quartier de cavalerie que va occuper incessamment le 23ème régiment de dragons. 

*Ce texte d’origine se trouve dans les archives de la ville de Pontoise.

Stèle à Pontoise

 

STELE DE LA FAMILLE SCHMITZ AU CIMETIERE DE PONTOISE
 
JEMMAPES FLEURUS PASSAGE DU RHIN SIEGE DE MAYENCE ZURICH HOHENLINDEN AUSTERLITZ IENA EYLAU ABENSBERG WAGRAM PRISE DE MINA SMOLENSK LA MOSKOWA KRASNOË LE MINCIO PARME WATERLOO A LA MEMOIRE DE FRANCOIS XAVIER LEON BARON SCHMITZ INTENDANT MILITAIRE EN RETRAITE COMMANDEUR DE LA LEGION D’HONNEUR DECEDE LE 4 FEVRIER 1890 A L’AGE DE 74 ANS
 
 
Pour information:
  • Les noms inscrits correspondent aux lieux de batailles du général de brigade Nicolas baron Schmitz sous Napoléon Bonaparte.
  • François Xavier Léon baron Schmitz, Commandeur de la Légion d’honneur par décret du 7 août 1877, était le troisième fils du général de brigade Nicolas baron Schmitz et de la baronne Marie-Adélaïde-Luce Rigaudeau-Jublin.

Les sources d'informations

Pour retracer les événements historiques du Général de brigade Nicolas Baron SCHMITZ de Hémering, nous avons consulté les brochures suivantes. Les auteurs de la glorieuse épopée de Napoléon Bonaparte. Les auteurs.

  • Patrick FACON, Docteur en histoire.
  • Renée GRIMAUD, historienne.
  • François PERNOT, maître conférencier.

Les titres.

  • Les plus belles victoires de Napoléon Bonaparte.
  • Au coeur de la Grande Armée.
  • Maréchaux et grands militaires.
  • Héros des chevauchées impériales.

Les campagnes et exploits historiques du Général Nicolas Baron SCHMITZ.

Copies des Etats de Services par le ministère de la guerre délivré à Monsieur SCHMITZ , Capitaine à l’Etat Major du Gouvernement de Paris en réponse à sa demande du 20 février 1896.

Les extraits de LACAINE et LAURENT; Biographie 1844.

  • Les renseignements sur le Général de Division Isidore Pierre SCHMITZ
Extraits du Dictionnaire Historique du second Empire, par Jean TULARD. Les renseignements sur les autres membres de la famille SCHMITZ par Monsieur François Xavier SCHMITZ descendant du General Nicolas Baron SCHMITZ.
 

Nos remerciements à :

  • Monsieur Bernard COPPENS historien Belge pour des informations sur la bataille de Waterloo. Monsieur Bernard QUINTIN historien de Paris. Membre du conseil d’administration de l’institut Napoléon et de comité directeur de l’Association pour la Conservation des monuments napoléoniens, chargé de recherches historiques pour ses conseilles sur l’époque Napoléonienne. Monsieur Alain JEJCIC traducteur de Paris. Qui nous a fait parvenir une traduction des mémoires du Sergent Slovènes Andrej Pajk «  l’histoire du Colonel Nicolas SCHMITZ et le fameux régiment d’Illyrie ». Ces mémoires vont paraître aux éditions SMP (éditeur officiel de l’institut Napoléon).
  • Monsieur François Folschweiller fondateur de l’association pour la sauvegarde du patrimoine et de l’histoire de Guessling-Hémering.
  • Un remerciement bien particulier, s’adresse aux responsables du service des archives de la ville de Pontoise qui se sont empressés de nous faire parvenir dès le début de nos recherches des documents uniques concernant la famille du Général Nicolas Baron SCHMITZ.